4. DEVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE
4.1 La méthodologie expérimentale
Le travail au sein d'une équipe:
Avant tout, il convient de se souvenir de l'existence d'autres chercheurs dans
l'équipe, car c'est de la confrontation des idées que naît
la bonne idée, et c'est en exposant (et faisant critiquer) vos idées
à vos collègues que vous serez amené à mieux les formuler, à en découvrir les
limites, les erreurs ou parfois un aspect intéressant qui vous aurait échappé.
Le cahier de laboratoire: Le deuxième
point fondamental est la tenue d'un cahier de laboratoire. Il s'agit d'un grand
cahier, éventuellement d'un classeur. Son rôle fondamental est d'être
votre mémoire permanente, ce qui signifie
qu'on y inscrira tout (absolument tout) ce
qui peut (ou a pu) servir à l'avancement de votre travail. Pour d'évidentes raisons
d'efficacité, il devra être découpé en plusieurs parties :
- une première partie concerne les archives techniques
et théoriques: relations mathématiques utiles dans votre domaine,
formules expérimentales, tables de constantes, croquis cotés, schémas de
montages électroniques et électriques datés (avec les variantes si besoin
est).
- Notons que les schémas pourront être
réalisés en DAO (sous Orcad par ex.) ce qui signifie qu'outre la sauvegarde
papier figurant dans votre cahier, il faudra une sauvegarde ZIP, clé
USB ou CdRom R/W .
- les adresses et numéros de téléphone et de fax,
voire d'E.mail (actualisés) des fournisseurs de matériel, des personnes
utiles.
- un organigramme, ou un cahier des charges de votre projet (parfois rédigé
par ou avec votre directeur de thèse).
- les résultats expérimentaux au jour le jour.
Il faut tout noter, les essais ratés, toutes les conditions expérimentales
(heure, météo,..). C'est de la compilation de cet ensemble que naîtra votre
rapport de stage ou parfois la compréhension d'un résultat apparemment
aberrant.
- les résultats globaux relatifs à une série
d'expériences dont l'exploitation a pu être effectuée.
Notez que
ce "cahier" ne peut être totalement remplacé par un dossier
informatique. Il est évidemment conseillé de mettre dans votre
PC le maximum d'informations mais ne rêvez pas jamais vous ne mettrez
dans un fichier informatique aussi convivial soit-il tout ce que vous pouvez
noter sur un bout de papier (croyez en mon expérience non point personnelle,
mais celle de mes derniers thésards qui par hypothèse étaient
jeunes, beaux (ou belles) et branchés sur les nouvelles technologies
bien plus que moi qui les exploite, mais n'en suis ni esclave ni dupe). Et surtout
n'oubliez pas de faire une sauvegarde régulière (journalière)
de votre dossier informatique sur un autre support que votre disque dur tel
une clé USB. C'est indispensable.
Aujourd'hui vous avez cependant la possibilité d'exploiter un
cahier de laboratoire informatique très bien conçu
qui regroupe presque tous les éléments précités.
Il est gratuit, conçu par un ingénieur français initialement
pour l'INSERM mais utilisable par tous et vous pouvez le télécharger
à l'adresse suivante www.asapfolder.com.
Le logiciel est accompagné d'un manuel en français au format
PDF et d'un manuel en ligne en anglais
Procédure retenue:
Après l'étude bibliographique,
l'analyse des méthodologies de vos collègues, il convient de jeter un regard
neuf (et critique) sur la procédure qui vous est fortement suggérée par votre
directeur de thèse. Sans mettre systématiquement en doute la validité des choix
proposés, posez vous et posez à votre entourage les questions (de béotien parfois,
mais pas toujours) qu'elle vous suggère. Cherchez à justifier ou faire justifier
chaque élément de la méthode afin de ne l'utiliser qu'en parfaite connaissance
de ses avantages et de ses inconvénients évidents et difficultés prévisibles.
Notez dans votre cahier de labo tous
les éléments d'information recueillis : l'expérience montre que c'est
le petit détail qui vous a paru anodin trois mois
plus tôt, qui expliquera un résultat bizarre et vous évitera de longues manipulations
complémentaires inutiles et/ou erronées. (à ce propos lisez
le constat
effectué lors de mes travaux de thèse : l'inexpliqué)
La mise en œuvre du matériel:
Rassemblez le matériel
nécessaire à votre démarche et contrôlez ses performances
au préalable; d'une part, en
lisant les notices des constructeurs (et faisant une copie dans votre cahier
de labo des éléments importants), d'autre part, en procédant à des étalonnages
ou réétalonnages. Ce n'est pas du temps perdu, car cela vous permet de connaître
les limites de vos appareils et de ne pas en attendre plus qu'ils ne peuvent
donner.
A titre d'exemple,
intéressez vous à la réponse en fréquence du multimètre qui va vous servir à
contrôler la consommation du microsystème que vous devez développer. Pensez
que les dérives thermiques sont toujours présentes, mais que d'autres grandeurs
d'influence peuvent parfois perturber votre processus de mesure (parasites venant
d'ailleurs, humidité...).
Si un appareil
présente une petite défectuosité, tentez d'y remédier ou d'y faire remédier,
ne bricolez pas, un mauvais contact doit être corrigé DEFINITIVEMENT et non
APPAREMMENT. Lorsqu'un appareil nécessite un entretien régulier, du type graissage
ou vidange par ex, notez sur l'appareil et DANS votre cahier de labo (à la page
ad hoc) la date et la nature exacte du dernier entretien (et précisez
sur la même page la date prévue du prochain c'est un bon moyen
mnémotechnique de ne pas l'oublier)
Si le stock de pièces
de rechange est épuisé, faites faire le réapprovisionnement. Ne vous contentez
pas de dire à la cantonade "il n'y a plus de joints"(sic),
insistez pour que la commande soit diligentée et VERIFIEZ quelques jours plus
tard qu'elle est effectivement partie. Pensez que le responsable éventuel de
la commande a d'autres soucis et vous aura oubliés (de bonne foi, même s'il
vous a dit "OK, je passe la commande tout de suite").
L'expérimentation proprement dite:
Une fois le matériel
en état réuni, le travail expérimental peut commencer. Il faut cependant au
préalable avoir décrit toutes les opérations qui vont se succéder à l'aide d'un
organigramme très détaillé lequel constituera
le SYSTEME EXPERT de votre manipulation. Vous vous y reporterez régulièrement
pour ne rien oublier en particulier lors des phases répétitives, et vous l'enrichirez
au fur et à mesure de l'avancement de vos travaux. Dans la mesure du possible,
les temps opératoires seront notés. La précision et le respect de cet organigramme
sont le garant d'une bonne reproductibilité de vos conditions expérimentales
et donc d'un gain de temps appréciable. Pensez aussi que votre mémoire n'est
pas toujours opérationnelle au plus haut niveau. Si une procédure informatique
est complexe à mettre en œuvre, ce qui est souvent le cas, en CAO en particulier,
ne croyez pas que parce que vous la pratiquez régulièrement, vous pouvez vous
dispenser de la noter dans vos archives.
L'expérience montre qu'une semaine de vacances aura généralement suffi pour
vous faire oublier le petit point de détail essentiel qui fait que l'ordinateur
plante systématiquement si on l'omet. Pendant l'expérimentation, il est bon
de noter tous les paramètres susceptibles d'avoir une influence sur le résultat,
mais aussi ceux dont l'influence n'est pas évidente a priori; ainsi la présence
ou l'absence d'un rayon de soleil lors d'un dépôt sous vide ne semble pas fondamentale,
et pourtant cela a perturbé le fonctionnement d'un régulateur de température
et ce n'est qu'en comparant les notes prises au cours d'une série d'expériences
que l'anomalie de fonctionnement a été explicitée.
En ce qui
concerne les prévisions quant à l'avancement de vos travaux, sachez que seuls
les fonctionnaires ministériels (surtout s'ils sont énarques)
sont persuadés que l'on peut prévoir
la recherche, mais essayez honnêtement de vous fixer quand même un calendrier.
Et rappelez vous qu'en recherche on ne sait jamais ce que l'on va trouver, sinon
il n'y aurait plus de recherche, (à ce propos expliquez inlassablement
à votre entourage non scientifique que la recherche ça consiste
à chercher, certes avec méthode, mais que jamais on ne
pourra prévoir ce que l'on va trouver, et que jamais aucun chercheur,
fusse-t-il un futur prix Nobel, ne pourra prédire la difficulté
d'une recherche) et que les prévisions sont toujours optimistes. Prévoyez la
panne, ou la non disponibilité, d'un appareil essentiel et assurez-vous une
occupation, telle la mise à jour de votre bibliographie, pour le jour où cela
se produit. Il est indispensable de consacrer régulièrement quelques heures
à l'exploitation de vos résultats, ainsi qu'à la mise en forme de notes qui
vous seront utiles pour la rédaction de votre thèse ou rapport de master. En
effet, l'expérience montre, que la rédaction de morceaux de chapitres, ou de
publications, nécessite souvent de vérifier certaines hypothèses, de contrôler
certaines sources bibliographiques.
Il est beaucoup plus aisé de le faire dans le cours du travail expérimental,
pendant un temps mort, sans perte de temps, que deux ans après avoir effectué
l'expérimentation. Ce conseil de bon sens est d'une extrême importance
et la plupart des jeunes chercheurs ne veulent pas l'appliquer et s'en
mordent les doigts ensuite, lors de la rédaction de leur thèse.
Mais c'est alors trop tard et les conséquences en sont souvent dramatiques,
car le détail qu'on n'a pas noté et qu'on a oublié n'a
pas forcément échappé à tout le monde et vous revient
souvent en boomerang le jour de la présentation de vos résultats
devant le jury. Et c'est comme cela que l'on passe pour un étudiant peu
sérieux et que l'on perd une opportunité de se faire engager.
Ainsi qu'il a déjà
été précisé, l'état d'avancement de vos travaux doit faire l'objet d'exposés
réguliers, ce qui est grandement facilité si vos notes sont à jour.
Cette présentation de votre travail, que la majorité des thésards ont du mal
à effectuer spontanément, présente pourtant plusieurs intérêts majeurs :
- cela vous
oblige à faire le point, à clarifier vos idées,
- cela
vous permet de vous entraîner à présenter en public, sans que cela ait
de conséquences majeures, votre travail. Cet entraînement vous permettra
le jour de la soutenance de votre thèse de faire une présentation excellente
sur tous les plans.
- la présentation
informelle aux membres du laboratoire est généralement suivie de questions
et discussions qui fréquemment vous permettent, soit de mettre le doigt
sur un élément qui vous avait échappé, soit de trouver une solution à un
problème non encore résolu. Souvent vos collègues vous suggéreront une piste
nouvelle, une expérimentation à tenter.
validation des résultats
Dans un chapitre
ultérieur on vous explique comment présenter vos résultats
et quelques lignes plus haut nous avons fait allusion à l'expérimentation
et ses résultats. Quels que soient ceux-ci il faut les valider
et c'est sans doute l'une des choses les plus difficiles dans la recherche.
Comment s'assurer que les résultats obtenus sont valides?
REMARQUONS
que l'on admet parfois que 3 expérimentations effectuées dans des conditions
aussi semblables que possible et conduisant aux mêmes résultats (au pourcentage
d'erreur dû à l'appareillage près) suffisent pour valider une hypothèse théorique,
ou autoriser la publication de résultats expérimentaux. La plus grande honnêteté
scientifique est indispensable: ne surtout pas tenter d'arranger un peu les
résultats expérimentaux pour qu'ils collent avec vos hypothèses ou vos désirs,
c'est en procédant ainsi que l'on commet les erreurs les plus grossières et
que certains, que nous ne citerons pas mais que nous avons connus, sont passés
à côté d'un prix Nobel.
Si un résultat n'est
pas conforme à ce que vous attendiez, il y a plusieurs explications possibles:
- on a fait une erreur de calcul,
- on a fait une erreur de raisonnement,
- un appareil est défectueux,
- enfin, et c'est
malheureusement le cas le plus rare, il
y a un phénomène original que vous venez de découvrir.
Il vous reste à le confirmer et à l'expliquer.
Comment pratiquer si
les trois premières hypothèses sont éliminées après
une analyse minutieuse et qu'une nouvelle expérimentation conduit au
même résultat inattendu?
La première remarque consiste à vérifier (si ce n'a pas
normalement déjà été fait) si d'autres travaillent
ou ont travaillé sur le même sujet et ont obtenu ou non les mêmes
résultats expérimentaux et/ou tirés les mêmes conséquences
théoriques de leurs résultats.
- Si la réponse est oui il y a une certaine probabilité
pour que vous soyez sur la bonne voie, même si ce résultat
vous semble étonnant. Mais attention à ne pas non plus vous
laisser influencer excessivement par les résultats publiés
par d'autres. Mon expérience personnelle me laisse accroire que nombre
de jeunes chercheurs n'ont de cesse de retrouver ce qui a déjà
été fait par ailleurs en essayant de reproduire les conditions
dudit travail. N'oubliez jamais qu'un résultat expérimental
est toujours entâché d'une incertitude, souvent bien plus grande
qu'on ne l'imagine a priori, et qu'il en résulte que l'interprétation
des résultats est souvent délicate. Parfois une infinité
de courbes peuvent être considérées comme représentatives
eu égard à cette incertitude, et il est alors souvent aisé
d'admettre que votre résultat est semblable à celui d'un illustre
inconnu qui a publié quelques mois ou quelques années avant
ses propres travaux et donc de choisir parmi l'infinité de courbes
possibles la même que celle qu'il avait en son temps choisie. Posez-vous
alors la question suivante : sur quels critères avait-il retenu
cette courbe (et les conséquences théoriques qu'il en a tirées)
plutôt qu'une autre ? N'y-a-t-il pas une autre courbe admissible et
conduisant à des conséquences théoriques différentes
? Comment imaginer une autre expérimentation qui permettrait alors
de discriminer entre les deux interprétations celle qui serait la
plus plausible ? Faute de vous poser ce genre de questions vous risquer
de passer à côté d'une vraie découverte.
- Si la réponse à la première question est non
j'ajouterais une remarque supplémentaire. Certes il convient de vous
poser la question d'une erreur dans votre expérimentation. Mais le
papier déjà publié est-il exempt d'erreur ? C'est aussi
une question qu'il faut se poser. Bien évidemment ce n'est pas du
tout aisé de mettre en doute l'expérimentation d'un autre
scientifique dès lors qu'on ne dispose pas de la totalité
des informations concernant sa procédure expérimentale, mais
seulement de ce qu'il en a publié. Une lecture attentive permet cependant
parfois de mettre le doigt sur une anomalie ou une ambiguïté.
Dans ce cas il sera souhaitable de prendre contact avec l'auteur pour tenter
d'obtenir une explication plus poussée de son processus expérimental
ou du raisonnement qui lui fait interpréter ses résultats
de cette façon. Attention cette démarche doit être menée
avec beaucoup de diplomatie : ne dites
jamais à un auteur publié que vous mettez en doute ses résultats
(car vous remettez en question sa qualité scientifique ainsi que
celle des reviewers qui ont lu et accepté la publication de son papier),
mais expliquez lui que vous faites une manip voisine et que vous cherchez
à comprendre où vous avez commis une erreur. Il sera
alors beaucoup plus disposé à vous expliquer en détail
sa procédure et vous aurez ensuite peut-être l'explication
de vos divergences de résultat et saurez peut-être enfin lequel
de vous deux a raison.
- Des résultats publiés et considérés comme
vrais, voire comme référence, peuvent être
faux, absolument faux, grossièrement faux. Il y a à
cela plusieurs explications possibles et je vais vous donner deux exemples
vécus: Le premier je l'ai trouvé dans l'une des nombreuses
tables compilées dans le Handbook of Chemistry and Physics
publié par Chemical Rubber Publishing Co. C'est un ouvrage de référence
qui fait autorité, mis à jour chaque année et rempli
d'informations très valables. Mais nul n'est parfait et je suis un
jour tombé, dans le handbook du labo qui datait de 1960, sur une
table dont l'un des éléments m'a semblé aberrant. Je
suis donc remonté à la référence bibliographique
fournie qui elle-même faisait référence à une
autre et ainsi de suite jusqu'à la publication d'origine. Et je me
suis alors aperçu d'une faute de frappe au cours d'une des multiples
transcriptions, reprise dans toutes les tables successives.
Le second cas de résultat faux publié est beaucoup plus grave
sur le plan éthique, c'est le résultat connu comme faux par
l'auteur de la publication, faux mais étayant une hypothèse
(ou une thèse). Dans cette catégorie on trouve plusieurs niveaux.
Il y a le résultat arrangé, le résultat exact mais
noyé dans une multitude d'autres résultats et que l'on extrait
en omettant les autres, et puis le summum c'est le résultat inventé
de toutes pièces. Plus la faute est énorme et plus c'est facile
de la faire prendre en compte. Si vous n'êtes pas convaincus allez
lire avec attention le séminaire sur l'ozone,
ou le chapitre du traité sur l'instrumentation consacré aux
capteurs
chimiques dans ce même site web (dans sa dernière
mise à jour).
- Si
vous n'arrivez pas à trancher, soit que vos résultats
sont différents de ceux publiés mais que vous (et votre directeur
de recherche, et vos proches collègues) n'arrivez pas à trouver
d'explication logique à vos résultats, ou bien que personne
n'ait encore publié sur ce sujet, la solution passe sans doute par
leur présentation dans un congrès en précisant bien
alors qu'il y a quelque chose que vous n'arrivez pas à expliquer.
Il se pourrait qu'alors un collègue expérimenté, et
travaillant dans un domaine plus ou moins proche, vous suggère une
piste nouvelle très intéressante à laquelle personne
n'avait pensé jusqu'alors.
- Mais il se peut aussi qu'un autre chercheur appâté
par vos résultats reprenne vos travaux et publie alors la
bonne interprétation : c'est une pratique courante aux USA. Ainsi,
il est fréquent que vous souhaitiez publier vos résultats
dans une revue internationale de renom, souvent américaine, et que
votre papier soit refusé, après 2 ou 3 mois d'attente, par
le referee de la revue chargé de l'expertiser, sous le prétexte
qu'il n'est pas écrit en bon anglais. Vous allez donc le
faire réécrire par un expert de cette langue ce qui prendra
nécessairement quelque temps et, ô miracle, lorsque vous le
représenterez à la revue américaine on vous le refusera
à nouveau sous le prétexte...qu'un auteur américain
vous a devancé en présentant quelques semaines plus tôt
un article très similaire qui a, malheureusement pour vous, été
accepté. Il est clair que vos résultats ont été
piratés. Je ne compte plus le nombre de collègues européens,
sud-américains, voire indiens ou japonais à qui cette mésaventure
est arrivée et qui me l'ont contée.

4.2
Développement logiciel:
Une partie
croissante du travail de recherche s'effectue derrière la console d'un microordinateur.
Cela impose aussi une démarche rigoureuse car vous n'êtes généralement
pas seul à utiliser ladite console.
Vérifier la date A la mise sous tension,
ou lorsque vous prenez la main, il faut vérifier la date et l'heure. De nombreux
étudiants ne prennent pas cette précaution élémentaire et
ils ont absolument tort car c'est la seule façon de ne pas confondre
une version ancienne ou plus récente d'un fichier. En effet supposons que votre
PC soit connecté à un réseau local (type Netware ou NT
par exemple), l'heure affichée et la date sont alors celles du serveur
gérant ledit réseau et il peut fort bien arriver qu'une coupure
de courant pendant votre absence ait perturbé le serveur (qui affiche
alors une date de 1988!) et que le responsable ne s'en soit pas encore aperçu.
Gérer ses sauvegardes personnelles On doit
posséder ses propres disquettes, disques ZIP, CD-RW ou clé USB. Ce qui
veut dire que la procédure doit être la suivante, même si elle parait contraignante.
Je suppose que l'on travaille en C++ sur un programme en cours depuis plusieurs
jours. On appelle l'environnement C++, puis on charge à partir du CD (ou de
la clé USB) son propre fichier dans le répertoire ad hoc du
disque dur. On travaille alors sur ce fichier en prenant soin d'effectuer des
sauvegardes régulières. En fin de session on fait une copie et une copie de
secours de la dernière version sur le support qui vous convient (et sur un autre
pour la copie de secours) en opérant de telle sorte que l'avant dernière version
présente sur ledit support ne soit pas effacée. Pour cela on change le nom du
fichier, par ex il est commode de placer un chiffre comme dernier caractère
du nom de fichier ce qui autorisera 10 versions successives de 0 à 9, ou une
lettre ce qui donne 26 possibilités. Notez que l'existence d'outils de sauvegarde
de grande capacité tels les disques zip ou les CD vous facilitent la vie. Il
y a généralement au moins un lecteur zip au labo et avec une disquette
zip de capacité 100 Mo, ou même parfois 250Mo, on peut tenir une thèse
entière (un peu moins si vous faites du traitement d'images à haute dose). Mais
ne vous contentez pas d'une seule
sauvegarde, pensez que plus on utilise un disque ou une disquette
plus l'instant de son crash fatal se rapproche (et les disques Zip ne sont pas
inusables, après 6 mois d'usage intensif mon expérience est qu'ils
ont de gros problèmes, les clés USB vieillissent mal aussi). Enfin
on n'oubliera pas d'effacer les fichiers de travail du disque dur. Ceci est
très important, de nombreux étudiants encombrent les disques durs de fichiers
personnels qui n'ont plus aucune utilité, ce qui réduit d'autant la capacité
du disque pour les fichiers de leurs condisciples. Fréquemment le disque est
saturé, et alors c'est un utilisateur quelconque qui est
contraint de faire le ménage, avec le risque évident d'effacement d'un
fichier non sauvegardé par ailleurs. Et ne pensez pas que parce que les disques
récents ont des capacités giganteques il n'y a pas lieu de s'inquiéter.
Chaque utilisateur tenant ce raisonnement conduit à un remplissage rapide
du disque malgré ses 130 Gigaoctets.
Votre
catalogue Il va de soi
que le nombre de fichiers et de supports de sauvegarde à gérer par un utilisateur
régulier d'un microordinateur s'accroît très vite avec le temps. Il convient
donc d'être très rigoureux si l'on ne veut pas perdre beaucoup de temps à retrouver
un fichier. L'idéal est :
- au formatage de donner un numéro
à la disquette (ou à la disquette ZIP ou au CD)
- de ranger les supports par numéro
croissant
- d'avoir
un catalogue à jour du contenu de chacun. Ce dernier point est ici encore
très contraignant, mais dans deux ans vous serez heureux d'avoir acquis
cette discipline. Le catalogue sur papier ou de préférence sur disquette
ou ZIP (ou sur disque dur si vous possédez votre propre microordinateur)
doit comporter les éléments suivants: nom du fichier,
logiciel (et numéro de version) avec lequel il a été écrit si ce
n'est pas évident par le suffixe, date correcte de
création, taille du fichier, résumé du contenu
(car le nom du fichier qui au moment de la création vous paraissait
intelligent, vous sera totalement incompréhensible dans six mois),
mots-clés et bien entendu le répertoire et le numéro
du support informatique sur lequel le retrouver ainsi que les mots de passe
et numéros de série (indispensable pour réinstaller
ledit logiciel en cas de plantage du disque dur).
Notez enfin l'existence
en shareware de nombreux logiciels d'aide au catalogage qui vous simplifieront
la vie si vous ne voulez pas créer votre propre outil. Un catalogue cela implique
évidemment la création d'une base de données, et sa mise à jour à chaque fois
que l'on quitte un logiciel ou ferme un fichier. Il est alors judicieux d'inclure
dans un fichier batch cette mise à jour automatique, ou si vous travaillez avec
une version récente de windows d'inclure ce logiciel de catalogage dans
le répertoire "démarrer"
Se protéger contre les virus L'informatique
est actuellement littéralement empoisonnée par les virus dont de petits malins
inventent chaque jour de nouvelles moutures. Même en prenant des précautions
vous n'êtes jamais à l'abri d'une infestation, cependant avec un peu de rigueur
on limite sérieusement les risques. La première précaution consiste à ne jamais
utiliser une disquette inconnue sans au préalable la tester avec un anti virus
récent (Mac Affee ou Fprot sont parmi les plus connus généralement à votre disposition
au laboratoire, mais il en existe de nombreux autres dont Viguard qui est sans
doute le meilleur et AntiVir ou Avast les moins chers parmi les plus performants
puisque gratuits). Cela prend quelques secondes tout au plus, mais vous évitera
peut être de perdre tout le contenu de votre disque dur. Chaque fois que vous
utilisez votre disquette sur un microordinateur qui n'est pas votre PC habituel,
pour quelque raison que ce soit (recopie d'un fichier vers un PC d'un service
ami, recopie d'un fichier à partir d'un PC d'un service ami)
il est indispensable de recontrôler ensuite votre disquette. Mon expérience
au sein du PSI montre que les infestations ont toujours été le fait d'un transfert
de fichier vers ou à partir d'une disquette dont le propriétaire était certain
AVANT le transfert qu'elle n'était pas infestée et qui a omis de la vérifier
APRES.
cf pc_52.htm
pour un complément sur les virus informatiques.
Réseau
informatique La majorité
des systèmes informatiques mis à votre disposition sont interconnectés à un
ou plusieurs réseaux. Ne pensez pas parce que vous avez eu il y a trois ans
un mini cours sur les réseaux informatiques que vous êtes de ce fait un expert.
Demandez au superviseur du réseau
de vous faire un exposé précis des possibilités, mais aussi des contraintes
pratiques du réseau local à votre disposition, cela vous évitera bien des déboires.
En particulier notez que souvent il y a des limitations en capacité mémoire
à votre disposition sur les disques durs du réseau. Il est bon de s'en souvenir
plutôt que de rester incrédule devant un ordinateur qui, tout à coup, refuse
de sauvegarder un fichier. De même ne chargez jamais
vous même un nouveau logiciel dans votre répertoire personnel du
réseau, mais demandez au superviseur de le faire, cela vous évitera d'écraser
votre base de registre et de vous retrouver soudainement incapable d'exécuter
un logiciel partagé du réseau qui jusqu'alors ne vous avait pas posé de problèmes.
Pour les mêmes raisons enquérez vous, auprès du spécialiste, des fichiers qu'il
ne faut sous aucun prétexte effacer ou modifier, et pensez à chaque fois que
vous voulez personnaliser votre environnement de travail à faire une sauvegarde
PREALABLE dudit environnement, c'est souvent une précaution indispensable.
Pensez aussi que le superviseur du réseau, ou l'expert qui vous dépanne
lorsque vous avez fait une erreur, est un être humain qui prend des congés
(et il a raison) ou n'est de toute façon pas présent à
votre service 24h par jour et rappelez vous la loi de Murphy...essayez de ne
pas provoquer le diable qui se cache derrière Murphy ! Rappelez vous
que l'ordinateur ne vous pardonnera rien. Même sous Windows XP ou a fortiori
sous Vista ne coupez jamais l'alimentation sans avoir au préalable fermé
normalement toutes les applications.
4.3
Réalisation d'Appareillage:
Votre travail
implique la réalisation d'un appareil. Tous les conseils précédents restent
valables. Toutefois, on y ajoutera un certain nombre de remarques concernant
les composants électroniques ou mécaniques. Une fois votre projet défini
sur le papier (ou simulé sur l'écran soit dans sa globalité, soit le plus souvent
par parties) il faudra le réaliser, ce qui vous conduira à sélectionner les
composants adéquats.
Pour ce faire ayez:
:
- une liste des
adresses des fournisseurs réguliers du labo, en sachant quelles marques
ils diffusent, quels sont leurs délais habituels de livraison, le minimum
éventuel de facturation imposé...
- une liste des adresses
des services centraux (en France ou Europe) des principales marques diffusées:
ainsi par ex, si la société SCAIB diffuse les composants NS et peut vous
fournir les prix et délais d'un circuit intégré donné, un renseignement
technique spécifique sur ce même circuit pourra n'être obtenu qu'au siège
de NS France. Les deux séries d'adresses, avec téléphone et nom éventuel
de la personne à contacter sont donc utiles.
Usage
du Téléphone: Lorsque vous consultez téléphoniquement une société
pour un problème précis, il convient de préparer la
communication avant. Souvenez-vous que le téléphone coûte toujours
très cher. Les renseignements demandés doivent être consignés sur votre cahier
de laboratoire, et non comme on le voit trop souvent sur une feuille volante.
La page ayant été préparée, vous gagnerez du temps et n'oublierez pas l'essentiel.
Il faut :
- faire la liste
des composants vous intéressant en ayant bien identifié les styles de boîtier,
les connecteurs, les numéros d'identification et les précisions correspondantes
- prévoir
des types de remplacement en cas d'indisponibilité excessive.
- demander
les prix unitaires HT ou TTC (faire bien préciser; attention il arrive que
le fournisseur vende par lot de 5 pièces ou plus et non à l'unité mais vous
indique un prix unitaire... c'est à dire celui du lot ou d'une
pièce du lot ?).
- s'informer
de la disponibilité (pour le nombre de composants dont vous avez besoin
: ne demandez pas "est-ce disponible?",
mais "en avez-vous 31?" si c'est 31 pièces
dont vous souhaitez la livraison), des délais de livraison, du minimum de
facturation,
- essayer
d'avoir un prix préférentiel (par ex le prix par cent alors que vous ne
commandez que 45 pièces, ou demander une ristourne pour universitaire).
Tous ces renseignements
sont indispensables pour établir le bon de commande. Il est bon de connaître
le nom de la personne qui vous a aimablement répondu (et de le noter). La prochaine
fois que vous appellerez cela vous fera gagner du temps, et vis-à-vis de la
standardiste de la société appelée cela vous crédibilise. De plus n'oubliez
pas que vous appartenez à une équipe et faites profiter vos collègues de cette
information.
N'oubliez
pas de dire avec clarté qui vous êtes et quelles sont vos coordonnées, et assurez
vous que votre correspondant a bien compris. Souvent de jeunes chercheurs s'étonnent
de ne pas recevoir la documentation demandée...C'est tout simplement que l'adresse
était mal libellée. Imaginons que vous soyiez à l'INSA-Rouen, dans l'équipe
de M. Hubin. Pensez que vous êtes nouveau au laboratoire et que ni les services
des PTT, ni le service de tri interne à l'INSA ne vous connaissent, aussi prenez
l'initiative (si votre responsable de thèse ne l'a pas déjà fait) de vous faire
connaître auprès du personnel chargé du tri à l'INSA. Et libellez toujours votre
adresse de la façon suivante : Votre nom et prénom
intégral (surtout si vous portez un patronyme répandu sur le campus)
/ le nom de votre responsable (qui lui est connu depuis de nombreuses années
à l'INSA et vraisemblablement aussi par les PTT, et peut-être aussi de votre
correspondant) l'adresse du laboratoire : ne dites pas Laboratoire Perception
Systèmes Information, mais plutôt P.S.I. en précisant P comme perception,
S comme systèmes, I comme information . Ainsi votre correspondant aura
noté le sigle correctement et compris sa signification. Précisez INSA de Rouen
(attention beaucoup ignorent l'existence d'un INSA à Rouen et risquent d'écrire
INSA Lyon, parlez donc clairement et LENTEMENT, ne bredouillez pas), la boite
postale (en disant boite postale et non BP), le code postal, et épelez Mont
Saint Aignan. En conclusion cela doit donner: Mr DUPONT Vincent/ M. HUBIN ou
Mr Vincent DUPONT / service de M. HUBIN PSI - INSA de ROUEN BP 08, F-76131 Mont
Saint Aignan Cedex.
Construction de la maquette: Après avoir
tout (ou presque tout) rassemblé, vous passez à la construction proprement-dite.
Avant de réaliser l'appareil final, tel qu'il pourrait être industrialisé, vous
allez monter une maquette de faisabilité
sur laquelle vous allez tester vraisemblablement diverses solutions. Nous allons
supposer qu'il s'agit d'un microsystème de gestion d'une mesure quelconque faite
par un capteur particulier. Il importe de travailler avec intelligence et clarté,
pour cela vous avez examiné ce qu'ont fait vos prédécesseurs et tiré partie
de leurs erreurs et de leurs réussites.
Vous allez donc définir
une carte de travail sur circuit imprimé de telle sorte que votre montage soit
très clair, facilement modifiable. La taille du circuit imprimé n'est
pas laissée au hasard, mais résulte du choix préalable du boîtier dans lequel
vous allez le monter. Vous prendrez soin d'éviter au maximum les éléments volants
reliés par des fils plus ou moins souples et multiples. Ainsi vous avez besoin
d'un clavier, d'un afficheur. Ils seront soit fixés rigidement sur votre circuit
principal soit fixés rigidement sur le boîtier et reliés par un câble en nappe.
On peut faire preuve d'un peu d'imagination et faire un montage fixe, mais démontable
de l'afficheur et du clavier qui permette la mise au point aisée tout en ayant
une connectique qui soit celle du montage définitif lorsque clavier et afficheur
seront intégrés rigidement au boîtier. Ce qui est essentiel c'est que les éléments
ne se baladent pas, ce qui est source de faux contacts et donc de déboires.
Votre circuit principal sera muni, lors de la phase de mise au point, de pieds
afin d'éviter que les pistes ou les fils wrappés ne soient chahutés lors de
déplacements accidentels (pensez que le personnel chargé du ménage
n'a aucun respect a priori pour votre montage et n'a reçu aucune
formation en ce sens). Vous aurez prévu sur le circuit imprimé des pistes
d'alimentation et de masse ainsi qu'un bus de données et d'adresses suffisamment
bien conçus pour que chaque composant que vous pourriez rajouter soit effectivement
aisément interfacé. Cela signifie qu'il faut prévoir que l'on puisse avoir oublié
quelque chose et donc prévoir sur la carte d'essai des emplacements possibles
de circuits avec leurs supports inutilisés à priori pour placer une RAM, une
EPROM ou un décodeur de plus.
Pour gagner de la place
inspirez vous des techniques employées par les coréens et taiwanais qui empilent
éventuellement deux composants : le plus petit est directement soudé
sur le circuit imprimé et le plus grand monté sur un support entourant le plus
petit. Prévoyez aussi pour RAM et EPROM dès aujourd'hui l'emploi de composants
512Kx8, même si vous ne mettez effectivement aujourd'hui sur votre montage d'essai
qu'une EPROM 8Kx8, avec un strap professionnel pour passer l'alimentation de
la patte 32 à 28 (plutôt qu'un bout de fil soudé sur la piste du circuit imprimé)
si besoin est. Réservez une zone pour la partie analogique de votre montage
d'essai avec des possibilités d'ajouts ou de retraits de composants actifs et
passifs aisés. Il existe toute une gamme de supports embrochables dans des supports
de CI pouvant servir de base pour des résistances ou capacités qu'il vaut mieux
utiliser pour la mise au point plutôt que de souder, dessouder directement sur
le circuit imprimé jusqu'à avoir trouvé la bonne valeur.
Pensez à prévoir des
points de test sur lesquels vous pourrez aisément
connecter vos appareils de mesure (examinez leurs sondes au préalable) sans
risque de court-circuit ou d'arrachage de pistes. Réfléchissez sur le choix
des potentiomètres de réglage (aurez vous la place de passer le tournevis de
réglage une fois que le microprocesseur, les autres composants... seront montés?).
Essayez que
votre montage soit esthétique, évitez les montages
"à la Dubout", l'expérience montre qu'un circuit propre à plus de chances de
fonctionner qu'un bricolage "innommable". Ce conseil pour électronicien
vaut évidemment aussi pour la réalisation d'une maquette en mécanique.
Ce n'est pas du temps perdu que de réfléchir longuement à ces problèmes avant
de dessiner le circuit imprimé sur lequel vous allez travailler ensuite des
mois durant. Il va de soi que vous avez une sauvegarde de votre schéma de circuit
imprimé vierge de tout cablage supplémentaire, et que si vous l'avez dessiné
(ce que je recommande) à l'aide d'un logiciel de DAO, vous avez (sur disquette)
le fichier correspondant, ainsi que celui avec les composants en place, les
câblages supplémentaires (wrappés ou soudés) et toutes les variantes testées
(sauvegarde disquette et papier sur/dans votre cahier de labo). Pensez à noter
correctement les résultats (bons et médiocres) des différentes variantes testées,
ce n'est pas forcément le dernier essai qui sera le meilleur.
Rappelez vous enfin qu'un circuit imprimé double face prototype au format simple
Europe avec trous métallisés, réalisé par une entreprise professionnelle, coûte
environ 150 € HT.
4.4 Coût de la Recherche
Il n'est pas inintéressant
de vous préoccuper du coût de fonctionnement de votre manip, ou du coût de réalisation
de votre montage. Cela, pour plusieurs raisons :
- cela vous
fait prendre conscience des réalités. Le coût réel
de votre recherche est bien souvent très supérieur à ce que
vous croyiez avant d'avoir fait l'addition,
- cela vous
permettra de prévoir votre budget pour l'an prochain et de mieux le maîtriser,
et de mieux appréhender les problèmes de gestion du laboratoire.
- parfois cela vous permettra
de faire remarquer à vos collègues (et concurrents dans l'attribution des
moyens financiers du labo) que vous ne coûtez pas trop cher.
- et bien entendu, si vous
êtes en milieu professionnel (ou si vous envisagez d'y entrer prochainement),
c'est encore plus essentiel de savoir gérer votre budget.
Pour cela sur une page
de votre cahier, notez toutes les dépenses afférentes à votre travail. Même
celles dont vous ne connaissez pas exactement le coût, telles les communications
téléphoniques, dont le relevé parvient au labo tous les deux mois environ (laissez
un blanc dans la colonne coût tant que vous ne le connaissez pas, mais remplissez
le blanc dès que possible, ou mettez provisoirement au crayon une estimation
du coût, c'est très formateur).